Assurance vie : rente et transmission du patrimoine

Assurance vie : rente et transmission du patrimoine

Bénéficier d’une rente jusqu’à la fin de ses jours : réfléchissez-y à deux fois

ATTENTION, LA RENTE VIAGÈRE CUMULE LES DÉFAUTS.

Le premier d’entre eux étant l’« aliénation » du capital : l’assuré ne peut plus en disposer librement dès lors qu’il en a demandé la conversion en rente… La compagnie se chargera de le faire fructifier et le lui restituera en quelque sorte au compte-gouttes jusqu’à la fin de ses jours.

Mais il faut savoir que la réussite financière d’une telle opération repose avant tout sur l’espérance de vie du crédirentier ! S’il décède peu de temps après la mise en service de sa rente, il aura patiemment, souvent au prix de beaucoup d’efforts, accumulé en pure perte un pactole que ses héritiers auraient été ravis de se partager.

Bien sûr, on peut opter pour une réversibilité au profit du conjoint (ou de toute autre personne désignée). Mais elle a un coût : des versements moins élevés que s’il n’existait qu’un seul bénéficiaire.

DANS QUELLES SITUATIONS faudra-t-il privilégier la formule ?

La première : vous avez déjà dépassé 70 ans, vos ancêtres sont morts centenaires, vous avez donc quelques chances de faire mentir les tables de mortalité. La deuxième : vous êtes riche, très riche. Convertir une partie de votre capital en rente viagère vous offrira l’assurance d’un revenu versé jusqu’à la fin de vos jours. En cas de problème financier majeur, vous ne vous remercierez jamais assez d’avoir gardé une poire pour la soif.

Transmettre son patrimoine

L’ASSURANCE VIE RESTE BEL ET BIEN LE MOYEN IDÉAL de transmission de son patrimoine. Dans la grande majorité des cas, le capital et les intérêts accumulés sont totalement exonérés de droits de succession. Ils n’entrent pas dans l’actif successoral.

LES BÉNÉFICIAIRES DE VOTRE CHOIX. Autre atout : l’assurance vie permet de choisir le ou les bénéficiaires de son choix. Il peut s’agir de ses héritiers, mais aussi de son conjoint, d’un enfant ou d’une tierce personne complètement étrangère à la famille, On peut même désigner comme bénéficiaire du contrat une association de type loi 1901. À condition toutefois de respecter les règles du droit de succession.

LE PROBLÈME DE L’ACCEPTATION. Attention, il est parfois souhaitable de ne pas révéler l’existence du contrat à son ou ses bénéficiaire(s). Car il suffit à ce(s) dernier(s) de se déclarer auprès de l’assureur comme « bénéficiaire acceptant » pour que vous ne puissiez plus modifier votre choix ! De plus, il vous faudra obtenir l’accord du ou des bénéficiaires en question pour pouvoir procéder à des retraits…

Il existe une parade efficace contre le risque de l’acceptation d’un contrat par son bénéficiaire : préciser dans la clause bénéficiaire que son identité a été établie sur un testament détenu par votre notaire.

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