Utilité de l’assurance-vie

Utilité de l’assurance-vie

Assurance vie : De multiples fonctions

La transmission d’une partie de son patrimoine à ses proches dans des conditions fiscales privilégiées n’est que l’un des multiples usages possibles de l’assurance vie.


Se constituer un capital

PENSEZ AUX VERSEMENTS PROGRAMMÉS

Rien de tel, pour y parvenir en douceur, que de mensualiser ses versements. Cette formule est assez souple puisque le souscripteur a la faculté d’interrompre, de diminuer ou d’augmenter à tout moment ses versements.

SI LION RETIENT UNE HYPOTHÈSE de revalorisation de 4 %(hors contributions sociales), 200 euros versés chaque mois sur un contrat d’assurance vie permettent de se retrouver huit ans plus tard à la tête d’un capital de 22 552 euros. Ou de 36 776 euros douze ans plus tard. De quoi payer des études à ses enfants ou s’offrir un congé sabbatique, par exemple…

PRIVILÉGIEZ LES CONTRATS MULTISUPPORT.

Bien sûr, il sera judicieux, pour parvenir aux objectifs qu’on s’est fixés, de jeter son dévolu sur un contrat offrant accès à une large palette de fonds d’investissement. Surtout si l’on a du temps devant soi. Les contrats multisupport disposent d’un avantage successoral de poids : en cas de décès, la CSG et prélèvements assimilés ne seront jamais prélevés.

À cela s’ajoute la possibilité de bénéficier d’une « garantie plancher ». Ce qui signifie que le bénéficiaire percevra l’intégralité des primes versées par le souscripteur quel que soit l’état des marchés financiers.

Une place privilégiée

Qu’il s’agisse de se constituer un capital en vue d’un projet précis, de le transmettre à ses proches (dans des conditions fiscales très avantageuses) ou encore de bénéficier de revenus réguliers, l’assurance vie, pour peu qu’on sache l’utiliser, permet de répondre à de nombreux besoins.

Dans tous les cas, une attention particulière doit être portée à la clause bénéficiaire. Toutes les précautions doivent être prises pour que, le moment venu, les capitaux puissent revenir à ceux qu’on a désignés : conjoints, enfants ou une tierce personne. Une clause bénéficiaire mal rédigée (un mot oublié, une formule inadaptée) et la volonté du souscripteur risque fort de ne pas être respectée.


Disposer de revenus complémentaires


VOUS VOULEZ EFFECTUER DES RETRAITS SUR VOTRE PEP ?

S’il a moins de dix ans, vous en provoquerez de facto la clôture. Servez-vous dans votre PEA avant le terme de sa huitième année : la même mésaventure vous attend. Avec un contrat d’assurance vie, rien de tel. Vous avez à tout moment la possibilité de procéder à des rachats. Y compris durant les huit premières années. Sans grande incidence fiscale, puisque seuls les produits afférents aux retraits seront fiscalisés.

BUT DE LA MANŒUVRE : cueillir les fruits sans toucher à l’arbre. Vous ferez en sorte, chaque année, de ne pas effectuer des rachats dont le montant serait supérieur aux gains accumulés. C’est ce qu’on appelle la technique des « rachats partiels programmés Elle sera, bien sûr, d’autant plus intéressante que le montant des capitaux initialement investis sera important (placés à 4 %, 100 000 euros nets rapportent 4 000 euros par an)… Bref, la formule est assez séduisante pour qui souhaite bénéficier de revenus complémentaires faiblement fiscalisés, sans entamer son capital.

Objectif : 100 000 euros

Ce que vous devez placer dès aujourd’hui, ou chaque mois, pour obtenir 100 000 euros dans huit, dix ou quinze ans, selon différentes hypothèses de revalorisation.

DURÉE DU PLACEMENT

Périodicité

8 ans 10 ans 16 ans

Taux

Par mois

923

716 407

3%

Versement unique

78 947

74 415

62 322

Par mois

852

647 344

5%

Versement unique

67 693

61 399

45 817

Par mois

695

498

221

10 %

Versement unique

46 663

38 564

21 768

Entre 221 et 923 euros : ce sont les sommes (nettes de frais sur versements) qu’il vous faut placer chaque mois dans un contrat d’assurance vie pour espérer vous retrouver à la tête de 100 000 euros dans un horizon de huit, dix ou seize ans, en supposant que votre épargne bénéficiera chaque année d’une revalorisation de 3, 5 ou 10%.

Si vous envisagez de réaliser un versement unique, votre mise de départ sera comprise entre 21 768 et 78 947 euros selon la durée envisagée et les hypothèses de revalorisation.

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